 |
Les buts de
l'association.
Les comités de l'association. |
|
|
| Menu
alimentaire. Voyager avec la maladie. |
|
|
Recettes sans
gluten proposée par l'A.M.I.G |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
| |
|
à Propos de la Maladie Coeliaque : |
|
La maladie cœliaque correspond à une
intolérance alimentaire à certains composants du
gluten.
Au sens strict du terme, le gluten est la masse protéique
élastique restante après extraction de l’amidon
du blé.
L’industrie agroalimentaire a étendu abusivement
l’utilisation de ce terme pour dénommer les protéines
des différentes céréales, et en particulier
du maïs (« gluten de maïs »), qui ne présente
aucune toxicité pour le cœliaque.Il s’agit donc
d’un mélange de nombreuses protéines, classées
en deux groupes :les prolamines et les gluténines.Les composants
toxiques dans la maladie cœliaque sont certaines prolamines
présentes en importantes quantités dans :
|
|
le blé et ses différentes variétés
moins utilisées, comme l’épeautre ou le
kamut où les prolamines sont des a-gliadines. |
|
l’orge où les prolamines sont des
hordénines. |
|
le seigle où les prolamines sont des
sécalines. |
|
le triticale, hybride synthétique de
blé et de seigle. |
La toxicité de l’avoine dont les prolamines sont
des avénines, autrefois admise, est actuellement remise
en cause. Cette céréale semble pouvoir être
utilisée chez les patients coeliaques sans induire de lésions
intestinales.
Cette intolérance est d’origine dysimmunitaire, sans
que l’on puisse parler de véritable allergie alimentaire
: il ne s’agit d’aucune des réactions d’hypersensibilité.
Il existe une nette prédisposition familiale à la
maladie cœliaque dont la prévalence est de l’ordre
de 10% chez les parents de premier degré d’un patient
atteint.
En dehors de ces prédispositions génétiques,
d’autres facteurs, probablement infectieux, viraux et/ou
bactériens encore mal connus, interviennent dans le déclenchement
de la maladie ; la responsabilité d’un adénovirus
de type 12, fortement suspectée, n’a pas été
confirmée.
D’autres facteurs encore pourraient intervenir, comme une
introduction trop précoce du gluten dans le régime
alimentaire.
La prévalence de la maladie cœliaque est très
variable d’un pays à l’autre, pour des raisons
encore mal déterminées .
Elle est de 1/100 et 1/300 en Europe et aux États-Unis,
1/300 à 1/125 en Irlande. En France, elle est largement
sous-diagnostiquée.
Elle survient essentiellement chez les sujets de race blanche
et exceptionnellement chez les noirs africains, les chinois et
les japonais.
Elle est 2 à 3 fois plus fréquente chez la femme.Ce
sex-ratio s’atténue actuellement, avec l’augmentation
du taux de diagnostic des formes cliniquement asymptomatiques.La
maladie cœliaque a deux pics de fréquence avec une
révélation soit dans l'enfance, le plus souvent
entre six mois et deux ans après l'introduction du gluten
alimentaire, ou à l'âge adulte le plus souvent entre
20 et 40 ans. Les formes à révélation tardive
(après 65 ans) ne sont cependant pas exceptionnelles
|
Etat Normal : |
A l’état normal, les aliments absorbés
par la bouche sont digérés au niveau de l’estomac
et surtout au niveau du duodeno-jéjunum par l’action
des enzymes ( substances chimiques) contenus dans la bile, le
suc intestinal et le suc pancréatique.
Le résultat de la digestion est la transformation des
aliments en substances élémentaires capables de
traverser la barrière intestinale (muqueuse intestinale)
pour passer dans le sang : c’est l’absorption.
La surface interne de l’intestin grêle est caractérisée
par la présence de replis disposés d’une
façon circulaire dans la lumière intestinale,
appelés : valvules conniventes.
Chaque valvule est formée par un prolongement des tissus
de la sous-muqueuse recouvert par la muqueuse qui est également
le siège de petites soulèvements qui constituent
les villosités intestinales.
L’épithélium de ces villosités est
constitué surtout d’entérocytes (cellules
absorbantes)
Chaque entérocytes est bordé dans sa partie apicale
de microvillosités .
Les valvules conniventes, les villosités et les microvillosités
contribuent à accroître la surface d’absorption
intestinale.
|
La Maladie Coeliaque : |
C’est la maladie de l’intestin grêle,
plus précisément de la partie supérieure du
grêle (le duidéno-jéjunum).
Les signes de la maladie sont dus à la malabsorption des
nutriments (aliments digérés) au niveau du duodénojéjunum.
La définition classique de la maladie cœliaque associe
les critères suivants :
- Un syndrome de malabsorption avec atrophie villositaire intestinale
totale ou subtotale apparu au décours de l’introduction
du gluten dans l’alimentation .
- La guérison des troubles cliniques et des lésions
histologiques après la suppression du gluten.
- La réapparition des lésions histologiques lors
de la réintroduction du gluten .
|
Pourquoi y-a-t-il malabsorption ? |
| Car chez les cœliaques la muqueuse intestinale est pratiquement
effacée (atrophie). |
Pourquoi se produit l’atrophie
de la muqueuse intestinale ? |
| Car il existe des personnes, prédisposées génétiquement,
pour être « allergiques » aux aliments contenant
une substance appelée gluten . Le gluten se comporte comme
une substance toxique pour la muqueuse intestinale. |
Qu’est ce que le gluten ? |
| Le gluten est une protéine contenue dans les
céréales. La fraction toxique du gluten est représentée
par les prolamines qui sont des protéines de réserve
de ces céréales. Les prolamines du blé s’appellent
les gliadines. Le seigle, l’orge et l’avoine contiennent
des équivalents de gliadines. Toutes ces céréales
sont toxiques pour les malades cœliaques.
Le maïs et le riz sont bien tolérés, car ils
ne contiennent pas les équivalents de gliadine. |
Quels sont les symptômes de
la maladie ? |
| La maladie cœliaque se voit à tous les
âges. Elle est fréquemment diagnostiquée pour
la première fois chez l’adulte jeune. Elle se voit
aussi bien chez le garçon que chez la fille. Les manifestations
révélatrices de la maladie sont multiples et variées.
Le tableau clinique caractéristique de la maladie comporte
une diarrhée chronique associé à un amaigrissement.
Toutefois divers symptômes peuvent révéler
cette maladie : anémie (pâleur), douleur osseuses,
retard staturo-pondéral (chez l’enfant), fatigue
chronique inexpliquée, éruption de la peau chronique
ou récidivante, douleurs abdominales…
Aucun symptôme clinique n’est spécifique de
la maladie ,Ainsi le diagnostique ne peut être fait que
par le médecin spécialiste du tube digestif. |
Comment affirmer le diagnostic de
la maladie cœliaque ? |
| Le diagnostique de la maladie cœliaque repose
sur : La recherche des marqueurs sérologique sensible
et spécifiques de la maladie (anticorps anti-gliadine,
anticorps anti-endomysium et anti-transglutaminase.
La biopsie intestinale prélèvement d’un fragment
de la muqueuse intestinales lors de l’endoscopie : examen
qui consiste à introduire par la bouche un tube souple
qu’on fait descendre jusqu’au début de l’intestin
grêle.
A travers ce tube on visualise l’estomac, la première
partie de l’intestin et on pratique en même temps
à l’aide d’une pince métallique des
prélèvements de muqueuse intestinale. |
Comment traiter la maladie cœliaque
? |
| Une fois le diagnostic affirmé, le traitement
est univoque : suppression définitive et à vie du
gluten alimentaire. L’institution et la poursuite de ce régime
doit être guidée par un diététicien(ne).
Il est conseillé à ces malades de s’adresser
à une association de malades cœliaque, pour avoir d’amples
informations sur le régime, les aliments, les recettes…
La guérison
repose sur la suppression absolue du gluten, il faut exclure de
son alimentation les farines du blé, seigle, orge et tous
les aliments qui en contiennent.
Le malade doit apprendre à détecter des traces
de gluten dans les différents produits alimentaires, doit
les reconnaître (tout comme le médecin d’ailleurs)
dans les excipients des médicaments. Pour les médicaments
une brochure est disponible spécifiant les médicaments
qui contiennent le gluten.
Il n’existe pas de médicaments pour guérir
la maladie cœliaque, même une petite quantité
de gluten n’est pas recommandée, car elle peut produire
des lésions au niveau de l’intestin.
Le médecin jugera de l’utilité d’associer
certains médicaments et assurera un suivi régulier
du malade.
Au Maroc de gros progrès sont nécessaires pour
la prise en charge de la maladie cœliaque. Le malade doit
être bien informé et aidé à accepter
sa maladie.
L’adhésion à une association des malades
cœliaques est très utile. Dans ce cadre l’équipe
médicale du service de médecine « C »
(Hôpital Avicenne de Rabat) en collaboration avec l’association
Marocaine des intolérants au gluten, tente d’améliorer
la connaissance de cette maladie et sa prise en charge.
A.ESSAID
Professeur Hépatogastroentérologie
Chef de service de Médecine « C »
- Hôpital Avicenne |
|